On ne préfèrera rien à l’Œuvre de Dieu. RB 43, 3.

Notre vie bénédictine apostolique s’articule autour de la prière et du travail (Ora et labora).  L’appel à transmettre la foi anime et fructifie ces deux dimensions.

La prière tient la première place dans nos journées, avec : l’Eucharistie, l’office divin (choral) : laudes, milieu du jour, vêpres, complies ; et la prière personnelle (oraison, lectio divina, lecture spirituelle). Notre vie de prière est soutenue et favorisée par le silence vécu au quotidien.

Notre travail nous permet d’être au service de la Fraternité, de l’Eglise, de la transmission de la foi et de gagner notre pain quotidien.

Notre mission trouve sa source et son élan dans l’union à Dieu, en particulier dans tout ce que nous recevons, selon la tradition bénédictine, dans la prière, la lectio divina, l’étude et la vie fraternelle.

Nous veillons à vivre ces trois dimensions (prière, travail et transmission de la foi) dans la « discretio » selon Saint Benoît, c’est-à-dire en discernant comment vivre l’équilibre et la mesure dans nos diverses tâches pour que l’Esprit y fasse son œuvre.

L’union à Dieu par la contemplation est nécessaire à l’apostolat et à toute forme d’action catholique. Elle répare les forces, décuple les énergies, prémunit contre les dangers et permet de se sanctifier par l’activité elle-même. Elle assure la grâce en unissant au Christ, source de toute grâce, elle donne efficacité au rayonnement et rend Dieu comme visible en ces messagers. Il n’est pas question de limiter le zèle, il faut le vivifier par une surabondance de sève surnaturelle.  Bernard Martelet – itinéraire spirituel de Dom Chautard, p. 140-141