«  Je devance l’aurore et j’implore :
J’espère en ta parole.
Mes yeux devancent la fin de la nuit
Pour méditer sur ta promesse.»
Ps 118, 147-148

Ce rendez-vous de 6h30 à l’oratoire est notre socle. Dans le silence du jour naissant nous puisons là quelque chose qui est à la source de notre vocation de prière au cœur de la ville.

C’est un temps de prière en commun, à l’oratoire, que nous ouvrons avec le psaume invitatoire. Puis après la lecture d’un chapitre de la règle de St Benoît et un commentaire, nous poursuivons par l’oraison silencieuse. Celle-ci se prolonge par un petit temps de lectio, avant qu’il soit l’heure de célébrer l’office de Laudes à l’Église.

La ville dort encore quand nous nous levons à 6h. Dans un fond de silence et de calme, nous entendons les derniers fêtards qui tentent de rentrer chez eux, dans un l’état d’ébriété que laisse supposer leurs éclats de voix. Puis c’est le passage des véhicules de nettoyage de la ville. Ils ont du travail. Ils doivent effacer les salissures et immondices laissées par ceux qui se sont étourdis la nuit.

C’est ce monde, ce quartier, cette ville que nous portons dans notre prière, dans l’espérance du jour nouveau qui s’éveille. Ainsi la prière de l’aurore nous poste comme des veilleurs avant que le jour se lève sur la ville.